Ingrid Thobois

Ce sont les livres qui m’ont conduite au rêve, le rêve au voyage, le voyage au retour, le retour à l’écriture, et très vite à la question de la fiction, cette voie d’accès privilégiée au cœur de toutes choses.

En 2001 / 2002, je suis partie dans les géographies de l’écrivain suisse Nicolas Bouvier, à la recherche d’une œuvre littéraire, et à la poursuite d’un mythe... je n’ai trouvé ni l’un ni l’autre, et j’ai beaucoup étrillé le second. Sur cette route, tandis que les tours jumelles s’écroulaient, j’ai rempli quantité de carnets d’une "écriture polaroïd" qui n’a jamais cessé de me servir tout à la fois de troisième œil et de mémoire.Ingrid thobois

Puis, en 2003 / 2004, j’ai enseigné le français en Afghanistan pendant 18 mois. S’en sont suivis des documentaires radio en Asie Centrale et en Haïti, des missions de développement en Indonésie, et d’observation électorale en République Démocratique du Congo, en Moldavie, en Azerbaïdjan, en Géorgie, au Kazakhstan.

Au retour de cinq années passées à l’étranger, l’écriture de fiction s’est imposée comme moyen de raffiner les émotions brutes : écrire pour mettre en mots, mettre en forme, mettre en place et à sa place, insuffler du sens là où la vie, parfois, s’était montré distraite.

Mon écriture naît de l’alternance entre dehors et dedans, mouvement et sédentarisation, à fleur d’inconscient. La fiction est un drap que je tends sous l’arbre de la vie. La matière récoltée se distille dans l’alambic de la fiction. Et le roman naît en prenant plus ou moins son temps.

J’anime également des ateliers d’écriture auprès d’enfants, d’adultes ou d’adolescents, mue par l’envie et le plaisir de faire partager cette vaste expérience de liberté qu’est l’écriture, embarquant sur ce navire, pour quelques séances, ceux qui en éprouvent le désir.

 

 Cf. article paru sur Remue Net : "les ateliers d’écriture, en animer ?"

 

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